Society has failed – Feu et flamme contre la répression.

Society has failed – Feu et flamme contre la répression.
Après la réussite de notre résistance aux évènements politiques du G20 de l ´été dernier nous lançons un appel pour des journées d’action du 28.1. au 4.2. Nous avons ensemble montré notre engagement lors du G20 à Hambourg.
C´est à cette expérience commune que nous voulons faire écho en nous manifestant d´une manière diversifiée dans le plus d´endroits possibles .

Six mois se sont écoulés, nous sommes en 2018 et nos amis et camarades sont encore détenus et cela depuis le sommet du G20. L´image de l´opposant est manipulée avec manichéisme et étiquetée comme violente et dangereuse .
En revanche les brutales razzias de police avant, pendant et après le sommet du G20
ont été minimisées ou oubliées. Dans l´opinion publique le mythe de «l´état de guerre civile » dans la Schanze est entretenu et fournit à la juridiction une base bienvenue pour imposer des peines absurdement élevées. Ceci est destiné à détourner l’attention de l’idée que le G20 fût un terrain d’essai de répression anti-insurrectionnel en espace urbain. Cependant la stratégie des flics de laisser les choses dégénérer ne pouvait qu échouer.

Le pouvoir judiciaire « indépendant » tire tous les registres de l’interprétation de ses lois pour imposer des punitions draconiennes, comme elle l´a fait pour Peike. Celui-ci se trouve en effet depuis le 6.7. en détention et a eu la malchance de tomber sur le juge Krieten, qui l’a comdamné à 2,7 ans.

Cependant, Peike a fait appel. Sa procédure débute en janvier. Parallèlement d’autres procédures d´appel vont bientôt débuter pour beaucoup. Mais ce ne sont passeulement ces punitions draconiennes qui sont à considérer comme des mesures dissuasives. La mise en scène des razzias chez les personnes attaquées par les flics relatée dans les médias d´une manière efficace auusi bien que la poursuite des personnes, ayant assisté à des rassemblements publics au cours du G20 à travers photos et vidéos ont pour but de décourager autant que possible ceux qui seraient susceptibles de participer aux futures manifs et de les faire taire.
La résistance contre la politique du G20 se trouve intentionnellement criminalisée et le pouvoir en place s´en trouve consolidé. Divide et impera ! Une politique et un pouvoir, basés sur l inégale répartition des biens. Une politique et un pouvoir qui courtisent des
représentants racistes et sexistes et négocient avec despotes et meurtriers.
Qui se déclarent ouvertement contre le Féminisme et le Transgender.
Qui ne se retient pas de tenir des propos homophobes ou racistes.
Dont la politique climatique et environnementale est désastreuse, qui pratique le trafique d armes et cautionne des guerres. Ce sont ceux qui osent s´élèver contre ce système et descendent dans la rue qu´on fait taire à maint renfort d´une architecture de sécurité fatale.
Comme inscrit sur une bannière d´un de nos camarade: Society has failed when it imprisons those who question it- Block G20, not our voices. (Une société a échoué quand elle emprisonne ceux qui l’interrogent-Block G20. Pas avec nos voix!). En ce sens, nous appelons à des journées d’action du 28.1. au 4.2.

Ne nous laissons plus freiner ou intimider! Montrons-leur que leur stratégie ne fonctionnera pas. Tant que cette société reste comme elle est, il y aura de la résistance.
Il est de notre devoir de manifester avec une variété d’actions que nous mettons ce système en question. Laissez cours à votre imagination et utilisez toutes vos possibilités – du gâteau à la manif d´info – jusqu’à l´occupation des voies de circulation et l ´action directe – Tout est possible, il n´y a pas d´obligation!

Veuillez envoyer vos dates et les photos de vos actions à:
unitedwestand@nadir.org

United We Stand

Rencontre Transnationale pour le soutien des prisonnièr-e-s du G20

03. – 05.11.17, Hamburg, Rote Flora

La campagne “UNITED WE STAND” est animée par des groupes et des personnes différent-e-s dans le but de soutenir celles et ceux qui ont été frappé-e-s par la repression au cours du sommet du G20 à Hambourg au début du mois de juillet.

Notre axe essentiel est le soutien des prisonnièr-e-s en prison et pendant leurs procès. Nous invitons en particulier toutes les groupes et personnes, parmi lesquels leurs camarades, ami-e-s et parent-e-s se trouvent en prison à cause du G20, ainsi que tous les groupes ou personnes intéressés à participer à cet événement afin d’échanger, de faire connaissance, d’élaborer des idées et des stratégies et pour apprendre les un-e-s des autres.

L’objectif de la rencontre est de développer tou-te-s ensemble une force commune face à la repression après le sommet du G20. Donc, ce n’est pas une rencontre d’analyse des événements, mais nous cherchons à élaborer des stratégies d’actions concrètes.

Notre ébauche de programme:
Vendredi:
Arriver, manger ensemble, temps d’échanges informels

Samedi:
Petit déjeuner, déjeuner et dîner ensemble
Après une “introduction” sur la situation actuelle des détenu-e-s et des procès, on discutera en petites groupes des différents aspects. Suite à là où nous en sommes arrivés dans nos réflexions du moment, 4 domaines thématiques émergent :

  • procès
  • soutien
  • mise en réseau
  • statégies par le futur

Dimanche:
Prendre un brunch ensemble
À partir de 14h, manifestation devant la prison de Hamburg-Billwerder

Si vous avez d’autres idées et propositions sur comment on pourrait donner forme au weekend, faites le nous savoir lors de votre inscription, s’il vous plaît. Nous serions content-e-s de les prendre en compte.

S’il vous plaît, informez nous de votre participation le plus tôt possible, afin que nous puissions planifier l’alimentation et vous soutenir pour les frais de voyage et l’hébergement.

Rendez-vous au début du mois de Novembre: UNITED WE STAND!!!

Inscription: international.gathering@riseup.net
Hébergement: unterschlupf@riseup.net

1.10.17 Appel à la mobilisation pour la manif à la prison de Billwerder

United we stand – libérez immédiatement tous les prisonniers du G-20 !

Viens avec nous à la prison de Billwerder (JVA). Ensemble nous rendrons visite à nos ami-e-s que la ville de Hambourg retient prisonniers derrière de hauts murs depuis le G-20.
Devant la prison il y aura café, gâteaux, discours, messages à l’attention des détenu-e-s ainsi que, organisé par le soundsystem Free-Them-Al, la diffusion des morceaux musicaux qu’ils nous ont demandé de jouer.
Transmettez-nous leurs souhaits musicaux si vous êtes en correspondance avec eux ou leurs rendez visite ou encore si vous connaissez les morceaux qu’ils aiment.
Sentez vous libre d’apporter gâteaux et/ou biscuits !

Dimanche, 01.10.17, 14:00-17:00
Station de Métro Billwerder-Moorfleet (S-Bahn)

Greeting of the prisoners at the demonstration on 3rd of September in Billwerder

Uni-e-s on reste!
Libérez les tou-te-s!

Salut à tou-te-s.

Vous à l’intérieur et ici à l’extérieur.

Nous sommes vos frères, vos soeurs, vos ami-e-s, vos camarades. Depuis 2 mois, vous êtes ici, vous les prisonniers du G20, enfermés derrière de hauts murs, avec les plus incroyables accusations et décisions de justice. La plupart d’entre vous n’a pas de passeport allemand et il semble que dans cette société profondément raciste cela soit suffisant pour être détenu des mois durant, avec des inventions de „complicité psychique“. 3 de nos jeunes compagnons de route sont encore à la prison pour mineurs, sur l’île, et quelques un-e-s sont encore en maison d’arrêt au centre ville. À eux/elles aussi va tout notre soutien et notre solidarité. Nous avons appris avec joie que Maria et un autre militant ont enfin été libéré-e-s, c’est déjà super, mais nous ne nous calmerons pas et nous ne nous tairons pas tant que tou-te-s ne seront pas libres!

Nous reviendrons ici chaque premier dimanche du mois pour vous rendre visite. Il y a plein d’actions solidaires pour vous, comme par exemple Soli-Graffiti à l’ambassade d’Allemagne à Paris, il devrait bien y avoir encore quelques vitres brisées. Il y a eu des manifs à Venise et à Rome devant l’ambassade d’Allemagne //avec la revendication que vous soyez tou-te-s immédiatement libéré-e-s.// pour demander votre libération à tou-te-s. Le 6 août, en même temps que notre dernière visite ici se tenait un rassemblement à Gêne sur la place San Lorenzo et aussi à Bilbao en témoignage de notre… et notre soutien à vous qui êtes détenus. Et le 7 août, des gens de Danzig, Cracovie et Varsovie se sont réunis devant l’ambassade allemande pour revendiquer votre libération à tou-te-s.

La dernière fois, vous ne nous avez entendu que faiblement, c’est pourquoi aujourd’hui nous parlons encore plus fort et nous vous avons apporté quelques-uns des morceaux que souhaitiez écouter. Ecrivez simplement dans vos lettres quels titres vous voulez entendre, ce qui vous donne de la force et qui adoucit votre quotidien en taule.

Et nous allons les passer ! Et nous espérons aussi que vous recevez assez de courrier.

On se voit bientôt ! Ici ! Au tribunal ! Ou dans la rue !

FREE YOU ALL!

UNITED WE STAND!

 

 

Lettre d’un enfermé de la prison de Billwerder 14.08.2017

HAMBOURG ETE 2017 : J’Y SUIS, J’Y RESTE !

Voilà près d’un mois et demi que j’ai été incarcéré, pendant le douzième
sommet du G20, à Hambourg, dans une ville qui a été assiégée et prise en otage par les forces de l’ordre mais qui a aussi vu naître pour l’occasion une contestation locale et populaire assez importante.

Des dizaines de milliers de personnes, si ce n’est plus, affluant de toute l’Europe, voire de plus loin, se sont rencontrées, organisées et ont convergé, discuté, défilé ensemble pendant plusieurs jours dans un grand élan de solidarité tout en ayant conscience de pouvoir subir à tout moment la violence et la répression de la police. Un immense tribunal de police en algeco avait même été construit pour l’occasion, afin de sanctionner dans les plus brefs délais toute contestation contre ce sommet international.

Mon interpellation, comme celle de beaucoup de compagnon(ne)s, ne reposant uniquement sur la seule base de la sacro-sainte parole policière, celle d’une brigade habilitée à s’infiltrer, observer et prendre en filature « ses proies » (quarante-cinq minutes dans mon cas, pour un supposé jet de projectile…), jusqu’à ce qu’une fois isolées, il y ait la possibilité de les interpeller en leur envoyant des collègues qui interviennent rapidement, violemment, ne nous laissant aucun échappatoire.

Me voilà donc enfermé dans ces lieux primordiaux au bon fonctionnement d’un ordre social global, ces lieux servant d’outil de contrôle et de gestion de la misère, essentiels au maintien de leur « paix sociale ». La prison agissant comme une épée de Damoclès au dessus de chaque individu afin qu’il soit pétrifié à l’idée de déroger aux codes et diktat d’un ordre établi : « métro, boulot, conso, dodo », auquel aucun dominé ne devrait échapper pour ainsi s’aliéner au travail et à la vie qui va avec, être à l’heure, sans jamais broncher, et pas seulement au second tour des présidentielles, où on a exigé de nous d’être « En Marche » ou de crever, mais de préférence lentement et silencieusement.

Le droit n’ayant aucune vocation à assurer l’intérêt général, ni d’être neutre, il est l’expression d’une domination toujours plus accrue et instituée par les plus puissants afin de leur garantir propriété et sécurité et ainsi tétaniser, sanctionner, marginaliser toute personne ne voyant pas les choses ainsi ou ne s’y pliant pas.

Au-delà des cas des militant(e)s enfermé(e)s, assez soutenu(e)s et mis en avant dans ces cas-là, perdurent aussi mais surtout ceux d’hommes et de femmes livrés à la brutalité et à la cruauté de l’enfermement carcéral. Par ici le travail est gratifié un euro de l’heure, dont la moitié de cet euro n’etant touchable qu’une fois libéré. Dans mon aile, des détenus en détention provisoire ou pour de courtes peines (de six mois à quatre ans) ne le sont principalement que pour une seule raison : leur condition et origine sociale. A part le personnel, très peu sont du pays hôte, tous sont étrangers, réfugiés et/ou précaires, pauvres, fragilisés par la vie. Leur crime : ne pas s’être soumis à « leurs » règles du jeu pour la majorité en se livrant à la vente de stups’ ou en commettant vols, escroqueries, seuls ou en bandes organisées à diverses
échelles.

L’enfermement est un pilier primordial de ce système mais on ne peut le critiquer sans s’attaquer à la société qui le produit. La prison, ne fonctionnant pas en autarcie, est le parfait maillon d’une société basée sur l’exploitation, la domination et la séparation sous ses formes variées. « Le travail et la prison sont deux piliers essentiels au contrôle social, le travail étant la meilleure des polices et la réinsertion un chantage permanent. »

Pensées pour les camarades italiens faisant face à une énième vague de répression, en particulier ceux inculpés dans l’enquête sur « l’engin explosif » déposé devant une librairie liée à Casapound. L’extrême droite se doit de faire face à une riposte organisée, populaire et offensive. Elle qui est si utile et complémentaire à ces États qui se nourrissent de ses aspirations et délires sécuritaires et de sa stigmatisation incessante de « l’étranger ».

Pensées également aux camarades qui affronteront en septembre prochain le procès de la voiture de flics brûlée le dix-huit mai de l’année dernière, à Paris, pendant le mouvement « loi travail ». Beaucoup de personnes sont passées par la prison et deux sont encore incarcérées. Force à eux !

Remerciements aux militants locaux organisant des rassemblements parfois devant notre prison, initiative appréciée par ici et cassant la routine et l’état de léthargie ambiant auquel on nous formate. Remerciements à tous ceux/celles qui nous soutiennent de près ou de loin ici et ailleurs.
Aux Bro’, 161, MFC, OVBT, jeunes sauvages, ceux qui BLF et autres ami(e)s…
Camarades, force !

Libérons les prisonnier(e)s du G20 et tou(te)s les autres ! On n’est pas tout seul !

Un enfermé parmi d’autres
Prison de Billwerder,
Hambourg
14.08.2017

Original:
nantes.indymedia.org/articles/38349

UNITED WE STAND (FR)

Summit of resistance – Summit of repression – Solidarity is our weapon

Le G20 est terminé, mais nous ne pouvons par revenir à l’ordre du jour habituel comme si de rien n´était.

Plus de 100 000 personnes ont manifesté à Hambourg contre le G20 au-delà des différents spectres et mouvements politiques. Les attaques contre le mouvement de résistance se sont déjà fait sentir avant le début du sommet. Des camps et des manifs ont été interdits, des logements perquisitionnés. Bon nombre de personnes ont reçu des avertissements de la police visant à les intimider, des gardes à vue et interdictions de pénétrer sur le territoire ont été prononcées. Cela s’est poursuivi pendant le sommet, un nombre incalculable de personnes ont été blessées. Des centaines de militant-e-s ont été mis-es en garde à vue et arrêté-e-s. 36 camarades se trouvent encore en prison préventive, beaucoup d’entre eux -elles viennent de pays étrangers et avaient fait le voyage pour manifester contre le G20.

Nos camarades sont enfermé-e-s, parce qu’ils-elles ont manifesté ensemble contre la politique des G20 et leur sommet insensé à Hambourg. Ils-elles ont maintenant besoin de notre soutien ! Nous ne pensons pas seulement aux personnes incarcérées, mais aussi aux nombreuses personnes frappées par la répression sous toutes ses formes. La solidarité doit être plurielle. Nous avons besoin d’argent pour les procès, mais aussi de soutien pour faire entendre notre cause au près du grand public. Nous avons besoin du soutien de chacun-e et d’une solidarité commune sans failles face à la répression. Nous voulons organiser une campagne de solidarité internationale pour toutes les mouvances politiques, dans laquelle beaucoup de personnes peuvent s’engager.

Malgré la haine exprimée à notre encontre avant et après le sommet, ni la presse, ni les services de maintien de l’ordre n’ont réussi à nous séparer. Ils n’y arriveront pas ! Le sommer est terminé, notre combat contre l’exploitation, la soumission et les prisons pour un monde meilleur sans prisons n’est lui pas terminé ! Nous allons poursuivre ce combat avec nos camarades emprisonné-e-s !
United we stand!

Ce que l’on peut faire de concret :

  • Rassembler des fonds et des dons pour les personnes emprisonnées, pour la mise à disposition d’avocats, pour les procès à venir, pour la campagne de solidarité.
  • Organiser des soirées d’informations sur le sujet de la répression après le G20
  • Organiser des cafés solidaires, des fêtes et concerts de soutien.
  • S’adresser à l’opinion publique par des affiches, tracts T-Shirts, etc.
  • Organiser des manifs et rassemblements
  • Organiser du soutien pour les proches et amis des personnes concernées par la répression
  • Envoyer du courrier

Comptes pour les dons :
Pour les procédures juridiques :
Rote Hilfe e.V.
Sujet: „G20“
IBAN: DE25 2605 0001 0056 0362 39
BIC: NOLADE21GOE
Sparkasse Göttingen

Pour le soutien de la campagne sur place :
Rote Hilfe e.V.
Ortsgruppe Hamburg
Sujet „United we stand“
IBAN: DE06 2001 0020 0084 6102 03
BIC: PBNKDEFFXXX